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Du 25 au 30 juin, j’ai découvert plusieurs mangas que j’ai trouvés particulièrement intéressants. Si certains volumes viennent à peine de sortir, d’autres sont présents dans les rayonnages depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Voici donc ces titres et ce que j’en ai pensé :

L’empreinte du mal 1, d’Aya Kanno, paru aux Editions Delcourt

Le manga s’ouvre sur une nouvelle nous présentant Zen, un criminel ne reculant devant rien pour satisfaire ses désirs. Autour de lui, le lecteur découvre progressivement l’univers où il vit, tandis que l’auteur distille quelques indices sur la personnalité de son héros. On apprend rapidement qu’il ne s’agit pas d’un simple tueur froid et sans pitié, mais le premier tome s’arrête avant que l’on ne découvre toutes les clés du mystère. La suite et la fin de cette courte série devrait sortir en septembre prochain.

Le trait d’Aya Kanno est fin et élégant, tout en gardant un certain réalisme. De prime abord, ce titre semble placé sous le signe de l’action, mais on s’aperçoit rapidement que les différents personnages constituent le véritable sujet de l’histoire. Chacun d’entre eux est décrit avec soin, même lorsqu’on ne les croise qu’une fois au fil d’une histoire. Comment évoluera Zen ? Parviendra-t-il à comprendre qui il est vraiment ? Qu’adviendra-t-il de ceux qui ont croisé sa route ? On espère qu’un seul volume suffira pour répondre à toutes ces interrogations.

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Juste au coin de la rue, de Tôko Kawai, paru aux Editions Taïfu

Ce titre nous raconte la naissance et l’épanouissement d’une relation complexe entre Yûya Kishimoto et Kiriya Kazu… Les deux hommes font connaissance en tombant littéralement l’un sur l’autre. Tourmentés par des souvenirs douloureux, ils se confient leur souffrance mutuelle, avant de passer la nuit ensemble. Devenus amis et amants, ce couple inhabituel estime ne pas partager de sentiments amoureux. Cependant, plusieurs mésaventures les obligeront à changer, à accepter ce qu’ils éprouvent réellement.

L’intérêt de cette histoire repose donc sur Yûya et Kiriya, sur leurs rapports tendres mais difficiles à gérer et sur leurs désirs contrariés par la réalité des choses. Ainsi, le changement apparaît vite comme une nécessité pour ces deux personnages, s’ils veulent conserver ce qui compte pour eux. Si ce manga se montre très explicite sur la sexualité du couple, on assiste aussi à de nombreuses scènes émouvantes. Graphiquement, ce manga reste un Boy’s Love classique et plutôt joli, où l’on reconnaît le trait caractéristique de Tôko Kawai. Le récit s’achève en un volume, sans que la fin ne paraisse trop rapide.

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Love Mode 1, de Yuki Shimizu, paru aux Editions Asuka

Ce tome est le premier d’une série que de nombreux fans de Boy’s Love considèrent comme un « classique » du genre. L’histoire commence par la rencontre entre Sakashita Izumi, un lycéen comme les autres, et Takamiya Katsura, un homme de dix ans son aîné. Né d’un malentendu, ce couple mal assorti semble bien parti pour ne pas durer. Mais ce serait sans compter l’entêtement de Takamiya et la « magie » du BL. Le suspense n’est pas le point fort de ce titre, car on devine rapidement comment cette romance se terminera. De même, cette relation amoureuse n’est pas très crédible, ce qui risque de déplaire à une partie du public.

Il faudra sans doute prendre cette histoire au second degré pour apprécier le comportement parfois surprenant de Takamiya, les crises de nerfs d’Izumi et son talent à se mettre dans les pires situations possibles. Cependant, l’aspect « délire » n’est pas le seul intérêt de ce titre, car le lecteur a aussi droit à quelques moments émouvants. Le récit est parsemé de plusieurs scènes détaillées, décrivant les rapports physiques entre les deux héros. Il est servi par un graphisme un peu particulier, qui risque de rebuter certains lecteurs. A ce sujet, il est bon de noter que cet ouvrage date de 1992, ce qui peut donner une impression de « vieux dessin ». Le trait de l’auteur évolue au cours de la série, tout en gardant son originalité.

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Magical JanKen Pon 1 et 2, de Philippe Cardona, parus aux Editions Kami

Réalisé par un auteur français, ce manfra se déroule dans le sud de la France. Pol, le personnage principal, est loin d’être un héros fort et intrépide. De constitution fragile, ce garçon renfermé est le souffre-douleur des élèves populaires de sa classe. Au début du premier volume, il devient ami avec Carole, surnommée Carotte, une nouvelle camarade de classe. Par la suite, il apprend que le passé de sa famille est bien différent de ce qu’il imaginait. Commence alors une aventure aux multiples rebondissements, qui tiendra sans doute le lecteur en haleine jusqu’à la fin.

Ce manfra est aussi un récit bourré d’humour, grâce à une galerie d’individus ayant tous leur petit côté bizarre. Mais leur caractère et leurs motivations sont suffisamment approfondis pour qu’ils ne perdent pas en crédibilité. Le trait rond et dynamique de l’auteur sert particulièrement bien l’histoire, tout en développant l’aspect humoristique. Il permet aussi de ressentir l’émotion, voire la tristesse des personnages lors des moments difficiles. Malheureusement, on risque de ne pas pouvoir lire la fin de cette série, car l’éditeur hésite à publier la suite à cause de trop mauvaises ventes.

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Naru Taru 1, de Mohiro Kitoh, paru aux Editions Glénat

L’auteur nous offre ici un récit très intrigant, dont la gravité contraste douloureusement avec l’innocence de la jeune héroïne. Lors de vacances au bord de la mer, la petite Shiina découvre au fond de l’eau une étrange créature, qu’elle appelle Hoshimaru. Cette dernière semble vouloir rester auprès de la fillette, au grand plaisir de Shiina. Malheureusement, les deux nouveaux « amis » se font attaquer par des monstres, dont la présence ne serait pas sans rapport avec celle d’Hoshimaru.

Actuellement, il est difficile de savoir vers quoi ce manga nous entraîne. Cependant, on se doute que les combats du début ne sont que les prémices d’une aventure bien plus sombre. Le graphisme sobre sait mettre en valeur les différents personnages et les nombreuses scènes d’action. La silhouette des fillettes et des adolescentes semble tout en longueur, comme pour souligner leur grâce fragile. Pourtant, ces dernières n’hésitent pas à se lancer dans l’action, lors de combats parfois sanglants. Il ne reste plus qu’à attendre le second tome pour en apprendre plus sur cette série.

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Silver Diamond 2, de Sugio Siugura, paru aux Editions Asuka

Dès le premier chapitre, ce récit apparaît comme le digne prolongement du précédent volume. Le mélange entre fantastique et vie quotidienne développe cette ambiance poétique déjà présente dans le premier tome. Les efforts de Chigusa, Narushige et le serpent Koh pour s’habituer à notre monde déclenchent quelques scènes humoristiques (mention spéciale pour l’usage particulier du dictionnaire). De même, les deux hommes se rapprochent de Rakan, ce qui donne lieu à plusieurs passages attendrissants. Cependant, on comprend vite que cette seconde partie est aussi une transition vers une intrigue plus complexe.

Les réflexions de Chigusa sur ce qu’il commence à éprouver, ses projets pour l’avenir et les décisions qu’il devra prendre montrent que cette vie paisible devrait changer rapidement. Par la même occasion, ses souvenirs nous en apprennent plus sur son univers et la véritable nature de son ennemi. Les derniers évènements laissent présager une suite beaucoup plus agitée… Le graphisme de ce titre reste plutôt classique pour un Boy’s Love, mais il convient très bien à cette histoire teintée de fantastique et de féerie. Pour l’instant, ce manga semble prometteur et l’on espère que les prochains volumes soient aussi intéressants.

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Yellow 2, de Makoto Tateno, paru aux Editions Asuka

Comme dans le premier tome, le lecteur suit les enquêtes de Goh et de Taki, deux jeunes agents spéciaux chargés de la lutte contre les trafiquants de drogue en tous genres. Composé de courtes histoires, ce manga est ponctué par les nombreux efforts de Goh, le brun, pour séduire Taki, son partenaire. Malheureusement, si le premier s’intéresse de très près aux garçons, le second collectionne les conquêtes féminines… Sur cette trame sentimentale en apparence simpliste, l’auteur a su créer des héros attachants, loin des personnages caricaturés de certains Boy’s Love. L’humour et l’action pimentent cette relation amoureuse en devenir, ce qui rend ce titre plus distrayant et palpitant que beaucoup d’autres du même genre.

Dotés d’une grande force de caractère, ces deux hommes sont aussi très doués pour le combat. Les « assauts » amoureux de Goh se terminent donc immanquablement par un échec, Taki n’hésitant pas à lui coller un revolver sur la tempe pour le ramener à la raison. Mais liés par une solide amitié, ils forment aussi une bonne équipe, apte à déjouer les nombreux pièges de leurs adversaires. Par rapport au précédent volume, on notera des récits développés avec plus de soin, ainsi qu’une incursion dans le passé de nos deux héros. Si Goh et Taki finissent moins souvent torse nu, le graphisme reste aussi fin et travaillé. De plus, l’édition d’Asuka est de bonne qualité et propose quatre belles pages couleurs. Il s’agit donc d’un titre agréable à lire, capable de convaincre les lecteurs peu intéressés par le Boy’s Love.

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Au cours de cette période, j’ai aussi acheté Berserk 32, de Kentaro Miura, paru aux Editions Glénat. Malheureusement, j’ai commencé ce manga sur le tard, aussi il me reste beaucoup de lecture en retard pour cette série. Cependant, vu que la France a presque rattrapé le rythme de publication du japon, il est possible que je réussisse à la terminer.

Après une courte mais excellente nuit, me voilà de retour à la Japan Expo. La première chose que je remarque est une affluence bien plus importante que celle de la veille. Heureusement, je dispose ce jour-là du sésame qui me manquait : l’invitation pour une journée. Un grand merci à la gentille personne qui me l’a donnée. Ce billet me permet d’intégrer une file d’attente longue, très longue mais plutôt rapide.

Au bout de trois quarts d’heure, l’entrée est en vue, juste au moment où une pluie diluvienne commence à tomber. Evidemment, le temps redevient clément cinq minutes avant que l’on ne pénètre dans le bâtiment. Lorsque je vérifie l’heure, je vois qu’il s’est écoulé à peine 60 minutes depuis ma sortie du RER, c’est-à-dire deux fois moins de temps que pour un vendredi sans billet. En arrivant devant les portes de Japan Expo, je comprends à quel point la foule a envahi la convention. Rien à voir avec la veille.

Help !

Sitôt rentrée, je me précipite vers le stand de Kami. La veille, une vendeuse m’avait prévenue que le premier numéro de la série Vassalord arriverait aujourd’hui. Il est bien là ! Je m’apprête à acheter un volume et finalement j’en repars avec trois. Je sens que cet ouvrage sera le cadeau idéal pour quelques personnes que je connais bien. Après cet achat, je vais m’écrouler mollement contre une muraille pour profiter tranquillement de ce manga . Après deux mois à baver sur trois ou quatre illustrations en ligne à l’attendre patiemment, j’ai hâte de découvrir ce qui se cache à l’intérieur.

La première impression est positive : ils ont conservé la couverture japonaise. De plus, la lecture s’avère des plus agréables, car le manga est composé de plusieurs petites histoires plaisantes à lire. On évite donc le suspens insoutenable de fin de volume, que je trouve très vite pénible, surtout quand on ne connaît pas la date de parution du numéro suivant. Pour couronner le tout, les sous-entendus Boy’s Love sont (beaucoup) plus nombreux que je ne le pensais. D’ailleurs, je trouve que l’auteur dépasse plus d’une fois le stade de l’allusion ^_^

Petit peton

Malheureusement, en dépit de ces différentes qualités, force est de constater que l’adaptation française laisse à désirer. Pour commencer, l’illustration du début est passée du stade « jolies couleurs » à « gris nocturne ». Malheureusement, ce n’est pas surprenant, cela se produit souvent (ou alors je n’ai pas de chance). De même, je n’ai pas trop apprécié le “grillage” qui apparaît sur les premières pages. Mais j’ignore s’il est présent dans l’édition japonaise ou s’il s’agit d’un défaut de la version française.

Un autre problème plus gênant est la présence de nombreuses fautes d’orthographe, de grammaire et de mise en page. Plusieurs personnes de ma connaissance les ont notées et l’une d’entre elles a transmis un mail aux Editions Kami pour signaler ces erreurs. En réponse, Kami a indiqué qu’il ferait des recherches pour savoir comment ces défauts avaient pu être oubliés. Peut-être un espoir de réédition ? Ou un second volume de meilleure qualité ? La suite au prochain (et dernier) numéro.

A la prochaine !

Prochaine étape prévue : les stands de fanzines. Même si j’y avais passé beaucoup de temps hier, je me rends compte que je n’ai pas encore tout vu. Au détour d’une allée, j’arrive devant le stand de l’association Kejhia. Rien d’étonnant, puisque je l’ai déjà vu hier. Je suis d’ailleurs sûre de l’avoir bien regardé, car j’y cherchais deux personnes avec qui j’avais sympathisé. Aussi, je pense que ceci ne s’y trouvait pas. Auto-Reverse est le premier fanzine en deux volumes du studio John Doe, créé par certains membres de Kejhia.

Un peu plus loin, je découvre le fanzine “Studio Butterflies” et leurs dernières parutions dédiées au Yaoi parodique. J’ai acheté celles consacrées à Death Note, à la saga Naheulbeuk et aux shônens sportifs, chacun agrémentée d’une dédicace personnalisée. Cependant, je ne dois pas non plus oublier celles demandées la veille, réalisées par les dessinatrices de Maskot ou d’Orange Amnesik. Je suis ravie d’avoir attendu car le résultat était des plus réussis *_*

Joli couple ^^

Je continue donc ma visite en prenant cette fois-ci la direction des jeux vidéo. Comme l’an dernier, un espace très important leur est consacré, tant en longueur, largeur qu’en hauteur. Gardant comme point de repère le Rondoudou géant, je n’ai aucun mal à atteindre les stands recherchés. Bien sûr, il y a énormément de monde autour de ces stands. Cependant, je n’aime pas vraiment les jeux vidéo. Je jette un coup d’oeil, je regarde quelques écrans, je m’intéresse à deux ou trois jeux… Et je vais voir ailleurs.

Au cours de ces deux journées, je croise souvent des Free Hugs, exerçant leur activité seuls ou en groupe. La plupart restent dans le style classique, c’est-à-dire un panneau et des propositions d’embrassades. Cependant, on rencontre de temps en temps des cas un peu particuliers, comme le Free Bites. Rien de douteux derrière ce terme, juste une fausse morsure faite à la teinture rouge à la place de l’accolade habituelle. Si je ne vois aucun Free Hugs sauter joyeusement sur les gens, on peut cependant noter qu’ils ont fait des émules du côté des jeux vidéo ^^ :

FH FH2

Je ne cherche pas à assister aux défilés, mais cela ne m’empêche pas de croiser de très nombreux cosplayeurs au sein de la convention. On voit de tous les goûts, de tous les fandoms et de toutes les qualités. Comme tous les ans, j’ai croisé de nombreux cosplays liés aux jeux vidéo, dont certains vraiment réussis. Par contre, je me retrouve avec le même problème que les autres photos : une luminosité particulièrement nulle, quel que soit le hall.

Cela n’a rien d’étonnant dans un espace aussi vaste et je ne connais pas de technique réglant le problème. Il en résulte que la plupart des photos sont plus sombres qu’elles ne le devraient lorsqu’elles sont prises avec le flash. Quand je coupe ce dernier, l’appareil capte de nouvelles sources de lumière. Mais le temps d’exposition est plus long, ce qui rend les photos floues sans pied pour fixer l’appareil. Il ne reste que la solution de transiger entre les deux, au gré des circonstances. Les photos suivantes montrent la différence entre le flash, à gauche, et la lumière naturelle, à droite :

F L

Dans le courant de l’après-midi, je me dirige vers l’intérieur du hall 5A, pour participer à la rencontre IRL Yaoi qui doit s’y dérouler. Après quelques recherches, je réussis à repérer la petite réunion (ou plus exactement l’une des membres m’aperçoit ^^ ). Présentations, échanges de pseudos, quelques discussions… Un dîner est prévu le soir même, auquel je ne vais pas vu que je repars le soir même. Cependant, je visualise désormais quelques personnes croisées sur le net. Rendez-vous l’an prochain, dans une autre convention ou peut-être bien plus vite sur msn. Déjà la fin de l’après-midi approche, ainsi que l’heure de mon départ.

Je me jette donc dans la mêlée furieuse Je fais un tour près des stands de goodies, soigneusement évités jusqu’à maintenant. Il ne m’a fallu que quelques secondes pour savoir à quel point j’avais tort de chercher une peluche à la JE un samedi après-midi. Dire que je m’étonnais de la facilité à circuler dans la convention… Si autant de gens stationnaient autour d’une dizaine de stands, ce n’est plus surprenant. Finalement, j’ai trouvé ce que je cherchais un peu plus loin, sur le stand de feu les Editions SeeBD : un Mashimaro en peluche. Deux boules de guimauve posées l’une sur l’autre pour le corps, des yeux fermés comme s’il dormait de bout, des oreilles minuscules… Tout y était. On s’attendait presque à le voir lâcher un pet ^^

Bilan

Et voilà la dernière photo, le bilan de mes achats de Japan Expo 2008 : beaucoup de fanzines et d’ouvrages en tout genre. En conclusion, je dirais que j’ai vraiment profité de cette convention. J’en garde un très bon souvenir et j’espère que l’édition 2009 sera aussi réussie !