Après une courte mais excellente nuit, me voilà de retour à la Japan Expo. La première chose que je remarque est une affluence bien plus importante que celle de la veille. Heureusement, je dispose ce jour-là du sésame qui me manquait : l’invitation pour une journée. Un grand merci à la gentille personne qui me l’a donnée. Ce billet me permet d’intégrer une file d’attente longue, très longue mais plutôt rapide.
Au bout de trois quarts d’heure, l’entrée est en vue, juste au moment où une pluie diluvienne commence à tomber. Evidemment, le temps redevient clément cinq minutes avant que l’on ne pénètre dans le bâtiment. Lorsque je vérifie l’heure, je vois qu’il s’est écoulé à peine 60 minutes depuis ma sortie du RER, c’est-à-dire deux fois moins de temps que pour un vendredi sans billet. En arrivant devant les portes de Japan Expo, je comprends à quel point la foule a envahi la convention. Rien à voir avec la veille.

Sitôt rentrée, je me précipite vers le stand de Kami. La veille, une vendeuse m’avait prévenue que le premier numéro de la série Vassalord arriverait aujourd’hui. Il est bien là ! Je m’apprête à acheter un volume et finalement j’en repars avec trois. Je sens que cet ouvrage sera le cadeau idéal pour quelques personnes que je connais bien. Après cet achat, je vais m’écrouler mollement contre une muraille pour profiter tranquillement de ce manga . Après deux mois à baver sur trois ou quatre illustrations en ligne à l’attendre patiemment, j’ai hâte de découvrir ce qui se cache à l’intérieur.
La première impression est positive : ils ont conservé la couverture japonaise. De plus, la lecture s’avère des plus agréables, car le manga est composé de plusieurs petites histoires plaisantes à lire. On évite donc le suspens insoutenable de fin de volume, que je trouve très vite pénible, surtout quand on ne connaît pas la date de parution du numéro suivant. Pour couronner le tout, les sous-entendus Boy’s Love sont (beaucoup) plus nombreux que je ne le pensais. D’ailleurs, je trouve que l’auteur dépasse plus d’une fois le stade de l’allusion ^_^

Malheureusement, en dépit de ces différentes qualités, force est de constater que l’adaptation française laisse à désirer. Pour commencer, l’illustration du début est passée du stade « jolies couleurs » à « gris nocturne ». Malheureusement, ce n’est pas surprenant, cela se produit souvent (ou alors je n’ai pas de chance). De même, je n’ai pas trop apprécié le “grillage” qui apparaît sur les premières pages. Mais j’ignore s’il est présent dans l’édition japonaise ou s’il s’agit d’un défaut de la version française.
Un autre problème plus gênant est la présence de nombreuses fautes d’orthographe, de grammaire et de mise en page. Plusieurs personnes de ma connaissance les ont notées et l’une d’entre elles a transmis un mail aux Editions Kami pour signaler ces erreurs. En réponse, Kami a indiqué qu’il ferait des recherches pour savoir comment ces défauts avaient pu être oubliés. Peut-être un espoir de réédition ? Ou un second volume de meilleure qualité ? La suite au prochain (et dernier) numéro.

Prochaine étape prévue : les stands de fanzines. Même si j’y avais passé beaucoup de temps hier, je me rends compte que je n’ai pas encore tout vu. Au détour d’une allée, j’arrive devant le stand de l’association Kejhia. Rien d’étonnant, puisque je l’ai déjà vu hier. Je suis d’ailleurs sûre de l’avoir bien regardé, car j’y cherchais deux personnes avec qui j’avais sympathisé. Aussi, je pense que ceci ne s’y trouvait pas. Auto-Reverse est le premier fanzine en deux volumes du studio John Doe, créé par certains membres de Kejhia.
Un peu plus loin, je découvre le fanzine “Studio Butterflies” et leurs dernières parutions dédiées au Yaoi parodique. J’ai acheté celles consacrées à Death Note, à la saga Naheulbeuk et aux shônens sportifs, chacun agrémentée d’une dédicace personnalisée. Cependant, je ne dois pas non plus oublier celles demandées la veille, réalisées par les dessinatrices de Maskot ou d’Orange Amnesik. Je suis ravie d’avoir attendu car le résultat était des plus réussis *_*

Je continue donc ma visite en prenant cette fois-ci la direction des jeux vidéo. Comme l’an dernier, un espace très important leur est consacré, tant en longueur, largeur qu’en hauteur. Gardant comme point de repère le Rondoudou géant, je n’ai aucun mal à atteindre les stands recherchés. Bien sûr, il y a énormément de monde autour de ces stands. Cependant, je n’aime pas vraiment les jeux vidéo. Je jette un coup d’oeil, je regarde quelques écrans, je m’intéresse à deux ou trois jeux… Et je vais voir ailleurs.
Au cours de ces deux journées, je croise souvent des Free Hugs, exerçant leur activité seuls ou en groupe. La plupart restent dans le style classique, c’est-à-dire un panneau et des propositions d’embrassades. Cependant, on rencontre de temps en temps des cas un peu particuliers, comme le Free Bites. Rien de douteux derrière ce terme, juste une fausse morsure faite à la teinture rouge à la place de l’accolade habituelle. Si je ne vois aucun Free Hugs sauter joyeusement sur les gens, on peut cependant noter qu’ils ont fait des émules du côté des jeux vidéo ^^ :

Je ne cherche pas à assister aux défilés, mais cela ne m’empêche pas de croiser de très nombreux cosplayeurs au sein de la convention. On voit de tous les goûts, de tous les fandoms et de toutes les qualités. Comme tous les ans, j’ai croisé de nombreux cosplays liés aux jeux vidéo, dont certains vraiment réussis. Par contre, je me retrouve avec le même problème que les autres photos : une luminosité particulièrement nulle, quel que soit le hall.
Cela n’a rien d’étonnant dans un espace aussi vaste et je ne connais pas de technique réglant le problème. Il en résulte que la plupart des photos sont plus sombres qu’elles ne le devraient lorsqu’elles sont prises avec le flash. Quand je coupe ce dernier, l’appareil capte de nouvelles sources de lumière. Mais le temps d’exposition est plus long, ce qui rend les photos floues sans pied pour fixer l’appareil. Il ne reste que la solution de transiger entre les deux, au gré des circonstances. Les photos suivantes montrent la différence entre le flash, à gauche, et la lumière naturelle, à droite :

Dans le courant de l’après-midi, je me dirige vers l’intérieur du hall 5A, pour participer à la rencontre IRL Yaoi qui doit s’y dérouler. Après quelques recherches, je réussis à repérer la petite réunion (ou plus exactement l’une des membres m’aperçoit ^^ ). Présentations, échanges de pseudos, quelques discussions… Un dîner est prévu le soir même, auquel je ne vais pas vu que je repars le soir même. Cependant, je visualise désormais quelques personnes croisées sur le net. Rendez-vous l’an prochain, dans une autre convention ou peut-être bien plus vite sur msn. Déjà la fin de l’après-midi approche, ainsi que l’heure de mon départ.
Je me jette donc dans la mêlée furieuse Je fais un tour près des stands de goodies, soigneusement évités jusqu’à maintenant. Il ne m’a fallu que quelques secondes pour savoir à quel point j’avais tort de chercher une peluche à la JE un samedi après-midi. Dire que je m’étonnais de la facilité à circuler dans la convention… Si autant de gens stationnaient autour d’une dizaine de stands, ce n’est plus surprenant. Finalement, j’ai trouvé ce que je cherchais un peu plus loin, sur le stand de feu les Editions SeeBD : un Mashimaro en peluche. Deux boules de guimauve posées l’une sur l’autre pour le corps, des yeux fermés comme s’il dormait de bout, des oreilles minuscules… Tout y était. On s’attendait presque à le voir lâcher un pet ^^

Et voilà la dernière photo, le bilan de mes achats de Japan Expo 2008 : beaucoup de fanzines et d’ouvrages en tout genre. En conclusion, je dirais que j’ai vraiment profité de cette convention. J’en garde un très bon souvenir et j’espère que l’édition 2009 sera aussi réussie !

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